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"Lascaux – L’art", Gérard Gasiorowski

Posté le 02 Janvier 2017 par L'équipe Lascaux

Visitez son oeuvre !

Pour finir en beauté la visite de Lascaux, Centre International de l’Art Pariétal, nous vous proposons l’exposition

«Lascaux – l’art, Gérard Gasiorowski», jusqu’en novembre 2017.

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Et oui, l’art contemporain n’est pas en reste à Lascaux puisque la dernière salle abrite en ce moment même, une exposition temporaire dont la programmation a été confiée à un comité artistique chapeauté par Olivier Kaeppelin, directeur de la Fondation Maeght.


C’est Gérard Gasiorowski qui ouvre les festivités avec seize œuvres profondément influencées par l’expérience de la grotte de Lascaux que le peintre français d’origine polonaise, disparu subitement en 1986, avait arpenté en 1982.


Comme l’explique Olivier Kaeppelin, Gasiorowski a vécu cette visite comme une révélation : « Il dit des choses très émouvantes à ce sujet. Lorsqu’il est entré dans la grotte, il a senti une telle beauté qu’il s’est couché au sol pour regarder les voûtes… et il a reçu, ce sont ses mots en substance, comme une pluie de peinture… Il a vécu sa rencontre avec l’art de ses prédécesseurs, avec cet art des origines comme un moment essentiel de son œuvre. Il l’a traduit aussi dans des écrits dans lesquels il dit : ‘‘Oui, peut-être, je suis un artiste contemporain, c’est comme cela qu’on nous appelle mais je suis simplement un artiste qui avance, qui nage, qui flotte dans ce grand fleuve de peinture qui a commencé à Lascaux et qui continue avec El Greco, Manet, Cézanne et bien d’autres de couler. »

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Gasiorowski, sa vie, son œuvre en quelques lignes… (1930-1986)

 

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Gasiorowski est un immense artiste, totalement honnête, totalement ivre de peinture, totalement ravagé par ses doutes et ses passions. C’est une espèce de Van Gogh des temps modernes, totalement insaisissable. Cet homme-là était un volcan, désireux de plonger au centre de la terre et au point zéro de la peinture.
Refusant de s’inscrire dans un mouvement ou dans un style, l’artiste français a laissé une œuvre étonnamment hétéroclite. La Fondation Maeght en offre la démonstration.


Après une formation à l’École des arts appliqués entre 1947 et 1951, Gérard Gasiorowski développe progressivement une œuvre entre les années 1964 et 1972. L’artiste commence à peindre en 1953 puis interromps son activité de peintre en 1964. Cette coupure a été une période nécessaire pour lui, consistant à trouver le bon moment pour peindre. L'artiste éprouvait simultanément amour et haine envers la peinture, souvent à des limites extrêmes. Il s'interroge sur le rôle de l'artiste tout en décortiquant le tableau dans toute sa dimension et ce avec un humour noir qui le caractérise.


Malgré le succès de ses premières toiles hyperréalistes (L'Approche, 1965), Gasiorowski, se lance dans une sorte de « suicide pictural » qui est une critique radicale de la tradition picturale occidentale et du marché de l’art. Il cherche à faire disparaître la peinture (série des « Albertine », 1971), à éliminer le cadre et la toile pour accumuler des jouets, avions de guerre, tanks, rails et trains jetés à bas, maculés de peinture.


Le monde de l'art, les galeries, les musées, et même les artistes ne lui pardonnent pas ses critiques acerbes. Plus aucune exposition ne lui est proposée et Gasiorowski s'enferme alors dans un isolement total. Comme il l'a écrit, il reprend pied grâce à la confiance que lui témoigne Adrien Maeght. Sa première exposition à la galerie Maeght est organisée en 1981.


Après 1983, Gasiorowski revient définitivement à la peinture et développe de grands ensembles souvent monumentaux soutenus par l’inscription d’une ligne, fil d’Ariane d’un parcours qui, de pièce en pièce, se revendiquait comme une œuvre unique. Cette dernière partie de l’œuvre s’installe dans l’invention et la référence, de Lascaux à Manet comme autant de cérémonies contemporaines. Influencé par Cézanne, Chardin, Bonnard, Manet, il est aussi beaucoup intéressé par la grotte de Lascaux et par les peintures primitives. Dans sa toile "Lascaux-L'art", il peint un cheval aux airs de bison. C'est brut, sans aucun effet décoratif. La couleur est sombre comme la terre et l'animal dégouline comme l’humidité dans une grotte. C'est une peinture moderne et primitive à la fois : il y a toute l’histoire de la peinture dedans. L’artiste meurt brutalement d'un infarctus en août 1986.

 

 

 

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