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La Femme dans la Préhistoire

Posté le 06 Mars 2017 par L'équipe Lascaux

Entre mythes et réalité, la place de la Femme dans la Préhistoire

"Au Paléolithique supérieur, la femme est invisible.

Rien, dans les différentes productions que les premiers européens modernes nous ont léguées, ne permet de les assigner à un genre plutôt qu'à un autre. Même les squelettes sont le plus souvent muets, refusant de nous dévoiler leur sexe.

A la limite, on dispose de davantage d'informations sur les femmes de Neandertal ! Ainsi, des analyses ADN nous ont appris que c'étaient parfois les Néandertaliennes qui quittaient leurs clans d'origine pour rejoindre ceux de leurs compagnons ; et l'usure de leurs dents nous a aussi éclairé sur la division du travail qui existait dans certains groupes, laquelle se faisait en partie sur un critère genré.


Mais concernant les sapiens qui leur ont succédé, rien. Ou si peu.


Dans l'art paléolithique, les êtres humains sont rarement figurés. Quand c'est le cas, les femmes y apparaissent majoritaires par rapport aux hommes. Mais elles sont toujours stéréotypées, avec la tête et l'extrémité des membres absentes, tandis que les caractères sexuels sont exagérés. Des représentations qui avaient sans doute à voir avec une notion de fécondité ou de fertilité, mais qui ne nous éclairent en rien sur les autres rôles sociaux dévolus aux femmes de cette époque.


Tout au plus peut-on rappeler que quelques squelettes féminins de sapiens ont été inhumés en compagnie de nombreux objets interprétés par le corps scientifique comme des vestiges de parure et des dépôts funéraires (par exemple à Saint-Germain-la-Rivière ou au Cavillon). L'inhumation avec dépôts funéraires était une pratique rare durant le dernier âge glaciaire, réservée à un petit nombre d'individus. Parmi eux, on compte donc quelques femmes, qui semblaient par conséquent jouir d'un statut social privilégié.


Mais on imagine difficilement que les rapports sociaux entre sexes soient restés identiques durant tout le Paléolithique supérieur, d'un bout à l'autre de l'Europe. Ces nombreux groupes humains, disséminés entre l'Atlantique et l'Oural, ont eu largement le temps d'expérimenter différents types de sociétés durant les 30.000 ans qu'a duré leur histoire.


En désespoir de cause, il ne nous reste plus qu'à nous tourner vers l'ethnologie des chasseurs-cueilleurs. L'entreprise est périlleuse, car rien n'assure que Cro-Magnon se soit comporté comme un chasseur-cueilleur typique. On se bornera donc à rappeler que chez les chasseurs-cueilleurs, ce sont le plus souvent les femmes qui quittent leurs groupes d'origine pour rejoindre celui de leur compagnon. Et que la division des tâches est généralement genrée, avec des femmes cueilleuses et des hommes chasseurs.

Si, dans quelques sociétés, les femmes chassent aussi, elles le font d'une manière différente, en privilégiant une chasse aux petits animaux, capturés au moyen de pièges ou de filets et tués avec des armes ne faisant pas couler le sang de l'animal..."

 

Gwenn Rigal

 

gwenn

 

Retrouvez le spécialiste de la Préhistoire en dédicace pour son livre:

"Le temps sacré des cavernes"

 

Samedi 18 mars 2017

 

Séance de dédicace à Lascaux Centre International - 14h30

 

 

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