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L' Oeuvre du Mois - Mendieta

Posté le 17 Mai 2019 par L'équipe Lascaux

Ana MENDIETA (1948-1985) – Incantation to Olokun Yemaha – Vers 1970-1980 - Land’art/Body art

Ana Mendieta naît en 1948 à La Havane, dans une famille bourgeoise. Sa grand-mère maternelle, peintre dans sa jeunesse, avait cessé toute activité artistique après son mariage. Peut-être en eût-il été de même pour Ana si, en 1961, à la suite de la révolution castriste, ses parents ne l’avaient pas envoyée dans un orphelinat catholique aux États-Unis. Cet exil fait naître en elle un intérêt prononcé pour sa culture d’origine. Avant d’obtenir son diplôme à l’université de l’Iowa en 1972, Ana Mendieta a déjà commencé à pratiquer un art qui la caractérise en alliant photographie, body art, Land art et performances. Ses thèmes de prédilection sont le féminisme et son exil de Cuba. Son travail est en permanence tourné vers l’action éphémère.
Pour sa série Siluetas, à laquelle appartient cette oeuvre, Ana Mendieta se met en scène dans la nature et utilise des matériaux naturels tels que des fleurs écrasées, de l’argile moulée et des matériaux plus surprenant comme de la poudre à canon
enflammée. Lors de son retour à Cuba de 1980 à 1981, elle commence à tailler des figures féminines symbolisant la fertilité sur des falaises et dans des grottes de sa terre natale qu’elle nomma Ruspestrian Sculptures. Certaines, qui n’ont pas de titre, ont été nommées déesses indigènes. Elles ont à la fois servi d’expression aux revendications politiques de l’artiste et d’expression à une volonté de retour aux mythes et traditions anciennes d’adoration des déesses.
Prenant souvent forme en plein air, les Siluetas sont soumises aux principes de décomposition, et d’érosion. Grâce à cette fusion avec la nature par l’imprégnation de sa silhouette dans la boue ou le sable, Ana Mendieta affirme retrouver ses racines.
Pour Ana Mendieta, l’oppression des peuples ou le saccage de la nature est avant tout un attentat perpétré contre la vie. Pour elle, le rôle de l’artiste est de mettre sa vocation au service d’une cause supérieure. Le thème de la violence contre le corps féminin est récurrent dans son oeuvre.
Dans cette oeuvre, elle fait également référence à des thèmes fréquents dans l’art préhistorique : la main qui montre la volonté des hommes de laisser une trace de leur passage et les Vénus qui symbolisent la femme et la fertilité.
Elle reprend également la thématique des Vénus dans son oeuvre Guanaroca (Esculturas Rupestres) – 1981-1994 – Brooklyn Museum.

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